mardi 23 septembre 2008
Entre les murs, c’est la grande classe (Le Parisien)
Quatre mois après avoir créé la surprise au Festival de Cannes, le film de Laurent Cantet sort dans 360 salles. Face à face, un prof et une vingtaine de collégiens du XX e arrondissement de Paris. Décapant.
Des semaines que ça dure : « Tu l’as vue, la Palme d’or ? », « Dites, c’est bien, Entre les murs ? », « C’est pas trop long, genre deux heures de cours ? » Oui, oui, c’est formidable. Non, on ne voit pas le temps passer. Et puis, ça fait plaisir, un « petit » film français quasi expérimental budget riquiqui de moins de 3 millions d’euros, pas d’acteurs professionnels, pas « de scénario en béton », de l’aveu même de son metteur en scène qui souffle la récompense suprême à Cannes, au nez des favoris.
N’en déplaise au réalisateur Laurent Cantet, trop modeste, on s’est senti un peu champion du monde, merci beaucoup.
Précédé par sa gloire, « Entre les murs », adaptation du livre éponyme de François Bégaudeau, s’offre demain une sortie en fanfare sur 360 copies. Les premières minutes, on pourrait se croire devant un documentaire : sobriété, absence de générique, de musique. Direct dans le vif du sujet. Le film suit un professeur de français, François Marin (l’ex-enseignant Bégaudeau, bluffant dans son propre rôle), et ses vingt-cinq élèves de quatrième durant une année scolaire dans un collège parisien « difficile ». Pour interpréter les profs, de vrais profs. Pour jouer les collégiens, de vrais collégiens. Cours chahutés, récrés musclées, conseils de classe ou de discipline, Cantet n’a pas son pareil pour faire palpiter le réel, extraire une vérité de la fiction.
On peut tout y voir
Car « Entre les murs », huis clos tourné à l’été 2007 dans un établissement en vacances, est bien une fiction. Y a d’la joie, des larmes, on peut tout y voir, aussi bien la preuve de la faillite du système que la possibilité d’un autre enseignement, plus égalitaire. On y voit surtout du cinéma, vivant, inventif, à la fois exigeant et populaire. On n’est pas près d’oublier la tchatche d’Esmeralda, la colère de Souleymane et la dignité de sa maman, ces autoportraits d’ados (« J’aime pas les hommes politiques, j’aime pas Materazzi… ») et tous ces duels à OK Collège où gagne celui qui a le dernier mot. « Entre les murs », c’est la grande classe.
Marie Sauvion Retrouvez Entre les murs sur leparisien.fr ou dans l'édition papier.
Des semaines que ça dure : « Tu l’as vue, la Palme d’or ? », « Dites, c’est bien, Entre les murs ? », « C’est pas trop long, genre deux heures de cours ? » Oui, oui, c’est formidable. Non, on ne voit pas le temps passer. Et puis, ça fait plaisir, un « petit » film français quasi expérimental budget riquiqui de moins de 3 millions d’euros, pas d’acteurs professionnels, pas « de scénario en béton », de l’aveu même de son metteur en scène qui souffle la récompense suprême à Cannes, au nez des favoris.
N’en déplaise au réalisateur Laurent Cantet, trop modeste, on s’est senti un peu champion du monde, merci beaucoup.
Précédé par sa gloire, « Entre les murs », adaptation du livre éponyme de François Bégaudeau, s’offre demain une sortie en fanfare sur 360 copies. Les premières minutes, on pourrait se croire devant un documentaire : sobriété, absence de générique, de musique. Direct dans le vif du sujet. Le film suit un professeur de français, François Marin (l’ex-enseignant Bégaudeau, bluffant dans son propre rôle), et ses vingt-cinq élèves de quatrième durant une année scolaire dans un collège parisien « difficile ». Pour interpréter les profs, de vrais profs. Pour jouer les collégiens, de vrais collégiens. Cours chahutés, récrés musclées, conseils de classe ou de discipline, Cantet n’a pas son pareil pour faire palpiter le réel, extraire une vérité de la fiction.
On peut tout y voir
Car « Entre les murs », huis clos tourné à l’été 2007 dans un établissement en vacances, est bien une fiction. Y a d’la joie, des larmes, on peut tout y voir, aussi bien la preuve de la faillite du système que la possibilité d’un autre enseignement, plus égalitaire. On y voit surtout du cinéma, vivant, inventif, à la fois exigeant et populaire. On n’est pas près d’oublier la tchatche d’Esmeralda, la colère de Souleymane et la dignité de sa maman, ces autoportraits d’ados (« J’aime pas les hommes politiques, j’aime pas Materazzi… ») et tous ces duels à OK Collège où gagne celui qui a le dernier mot. « Entre les murs », c’est la grande classe.
Marie Sauvion Retrouvez Entre les murs sur leparisien.fr ou dans l'édition papier.



contact
flux RSS










Commentaires
jeudi 25 septembre 2008
Salut tout lmonde , svp je voudrais savoir si le film sortira au maroc, car avec notre classe on veut aller le voir au cinéma mais il y est pas encore , svp si vous pouviez me repondre .. Merci
Momo (élève à Casablanca)mercredi 1 octobre 2008
Pourquoi avoir remplacé le prénom de Franck par celui de Souleymane dans le film ?
Pticurieux (Blois)mercredi 1 octobre 2008
Le film n'est pas un documentaire mais une fiction. Si certains personnages ont le même prénom que leurs interprètes, ce n'est pas le cas pour tous.
Haut et Court (Paris)vendredi 10 octobre 2008
c film et tro bien et boubakar et tro bo ah c comme sa ke sa se passse ds lé sal declasse de m1tenan mé il zon un peu exédé sur le bruit lllooooooooooolllllll g adoré ce film gro bisou a tt lé zacteur et surtou a boubakar
marie (élève à paris)samedi 11 octobre 2008
J'ai aimé le film. Du cantet pur jus
turcaret (Montgeron)pouvez me donner la musique de la bande son
merci d'avance
dimanche 12 octobre 2008
Je suis à la retraite depuis quelques années mais en voyant ce film j'ai eu l'impression de replonger dans ce que j'avais quitté! Tout est juste, tout est "vrai" à tel point que j'ai dû vérifier qu'il s'agissait bien d'une fiction. quel beau film! le rythme, les moments choisis, les émotions des uns et des autres, tout cela est traité avec beaucoup de délicatesse. Voilà des personnes-personnages traitées avec respect dans leur vérité complexe mais tellement humaine que j'ai envie de crier: "encore encore! faites nous encore du cinéma comme ça!" On y est tellement tellement loin des "pseudo reality show! Merci à tous.
miaou (professeur à voiron)lundi 13 octobre 2008
Svp repondez a ma question :$ , je voudrais savoir si le film va sortir au maroc , dans les cinémas .. Merci d'avance ..
Momo (élève à Casablanca)lundi 13 octobre 2008
Bonjour,
nasser (Rome)Hier soir on l'a vu, dans une salle romaine (en VO, sous-titré). C'est rare où le film est aussi bien que le livre (ou mieux encore). J'aimerais bien rencontrer l'auteur pour travail;ler avec lui sur mon projet de film "Paris, Alger, Rome".
Nasser
Auteur de "La mémoire de l'anchois" Editions Bernard Gilson
lundi 3 novembre 2008
uve | mercredi, 08 octobre 2008
manon (élève à)Bonjour
J'ai un devoir en français a rendre par rapport au livre "entre les murs"
Le sujet est : " la salle de classe souleve de nombreux problemes"
Je cherche de l'aide svp
Voici mon adresse
m.lle-manon@hotmail.fr
Merci d'avance
tout le monde a un avis. donnez le vôtre !